Mieux manger, bouger, mieux dormir, se tourner vers les plantes ou vers un praticien de médecine douce : prendre soin de sa santé au naturel attire de plus en plus de monde. C’est souvent une très bonne idée, à une condition : garder les mêmes exigences de prudence qu’avec n’importe quel soin.
Un complément, jamais un substitut
Le ministère de la Santé parle de « pratiques de soins non conventionnelles » pour désigner la naturopathie, la réflexologie, l’hypnose, la sophrologie et bien d’autres approches. Elles peuvent apporter détente et confort, aider à traverser une période difficile ou accompagner un traitement lourd. Elles ne remplacent ni un diagnostic, ni un traitement prescrit.
Deux réflexes simples : n’interrompez jamais un traitement sans en parler à votre médecin, et dites-lui ce que vous prenez ou pratiquez par ailleurs. Il pourra repérer une interaction ou une contre-indication.
Qui fait quoi ?
- Les ostéopathes et les chiropracteurs exercent sous un titre réglementé, après une formation dans un établissement agréé.
- L’acupuncture est considérée comme un acte médical : elle est pratiquée par des médecins et, dans leur domaine, par des sages-femmes formées.
- La naturopathie, la réflexologie ou la sophrologie ne sont pas réglementées : les formations vont de quelques week-ends à plusieurs années. N’hésitez pas à demander laquelle votre praticien a suivie.
Plantes et huiles essentielles : naturel ne veut pas dire anodin
Les plantes contiennent des principes actifs : c’est ce qui fait leur intérêt, et ce qui impose la prudence. Le millepertuis, par exemple, diminue l’efficacité de plusieurs médicaments, dont la pilule contraceptive et certains anticoagulants.
Les huiles essentielles sont très concentrées. Sauf avis d’un professionnel de santé, on les évite pendant la grossesse et l’allaitement, chez le jeune enfant, ainsi que chez les personnes épileptiques ou asthmatiques.
Votre pharmacien est un interlocuteur précieux : il connaît vos traitements et peut vous dire quelles associations éviter.
L’alimentation, premier geste santé
Les repères du Programme national nutrition santé, relayés par le site Manger Bouger, sont simples : au moins cinq fruits et légumes par jour, des légumes secs au moins deux fois par semaine, une petite poignée de fruits à coque nature chaque jour, des féculents complets plutôt que raffinés, et le moins possible de produits ultra-transformés.
Acheter bio, local et de saison permet d’aller plus loin : moins de résidus de pesticides dans l’assiette, des fruits et légumes cueillis à maturité, et une juste rémunération pour les producteurs installés près de chez vous. Pour trouver une AMAP, une ferme en vente directe ou un magasin bio, la rubrique alimentation bio de l’annuaire Bio et Bien-être recense les adresses région par région.
Bien choisir son praticien
Un praticien digne de confiance :
- vous explique sa méthode, ses limites et le nombre de séances qu’il envisage ;
- affiche ses tarifs ou vous les annonce avant la séance ;
- ne pose pas de diagnostic médical et ne promet pas de guérison ;
- vous oriente vers un médecin si vos symptômes le justifient ;
- respecte vos choix, y compris celui d’arrêter.